LE CHÂTEAU A MOTTE
de Saint Sylvain d'ANJOU (49)
Un site archéologique reconstitué unique en Europe
vue panoramique de la basse cour du château a motte

Donjon du château à MotteDix ans de recherche et de reconstitution ont permis à une équipe
d'archéologues, d'historiens et de Compagnons du Devoir (charpentiers
et couvreurs) de réaliser un château à motte tel qu'il existait à l'époque
féodale (Xè et XIIe siècles) en Europe Occidentale.


L'ADIA a coordonné ce grand projet d'archéologie expérimentale et  a animé ce site de 1976 à 2000. 

ARCHÉOLOGIE EXPÉRIMENTALE et  MÉDIATION CULTURELLE AU CHÂTEAU A MOTTE  :  BILAN DE  15 ANS D 'ACTION.

En 1976,  Mr. Jack GUITTOT, urbaniste à Angers, émet  l'idée de reconstituer une motte féodale à l'identique de celle qui a existée à la Haie Joulain autour de l'an mil.

Grâce à la compréhension et à l'action dynamique de Monsieur André DELIBES, alors maire de Saint Sylvain d'Anjou, une équipe scientifique est constituée sous la Direction de Jean Marie PESEZ, Directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Plusieurs réunions permettent d'affiner l'idée initiale et de déboucher sur un projet de reconstitution d'une motte féodale type, c'est-à-dire , proposant  au plus près de la réalité et des connaissances actuelles (années 90) , une image fidèle de ces premiers châteaux féodaux  construits sur toute l'Europe occidentale, autour de l'an mil.

L'équipe de l'A.D.I.A. constituée de Caroline BUFFET, Jean Philippe BOUVET et Gilbert BOISBOUVIER , archéologues , ont travaillé, chacun dans leur domaine, plusieurs années  pour réaliser les plans de faisabilité en concertation étroite avec les Compagnons du Devoir (François HIBERT, Compagnon, responsable de la réalisation).  400 heures de dessin  et une bonne vingtaine de réunions d'échanges entre les archéologues et Compagnons ont été nécessaires. Ces réunions ont permis de constituer, outre un formidable brassage de culture, de formations très différentes, des informations techniques, archéologiques et historiques de premier ordre permettant de faire avancer concrètement la connaissance de ce type de site.   Une documentation abondante et une expérience pratique ont été ainsi constituées. Les minutes de cette expérience sont conservées par l'ADIA.

Cette reconstitution historique et archéologique n'est pas restée uniquement un objet statique matérialisant les études et réalisations scientifiques.  Elle est devenue,  en quelques années , un outil régional de diffusion culturelle et pédagogique  vers des publics variés  :  journées d'animation scolaires ; programmes de concerts et de soirées thématiques ; Les MEDIEVALES  (fête médiévale classée parmi les cinq manifestations les plus authentiques en France cf. .guide de la France Médiévale) ; visites théâtrales animées , création d'un spectacle promenade nocturne "Moi, Guillaume Seigneur de l'An Mil". Ce site a eu  ainsi un rôle conséquent et attractif de médiateur culturel et touristique pour la diffusion de la culture scientifique et technique (9000/10 000 visiteurs/an). 

En 2000, devant certaines incertitudes et interrogations laissées sans réponse concernant le devenir de ce site, l'ADIA, n'a pas souhaité concourir  à l'appel d'offre publique lancé par la  Commune pour la gestion du site .               

     Nous appelons de nos voeux  que de nouveaux projets scientifiques et culturels  d'envergure  permettent  de conserver voire de faire évoluer d'une façon heureuse et ,  fidèles aux objectifs initiaux, ce patrimoine archéologique reconstitué maintenant bien connu des angevins et des régionaux.

Actuellement, l'A.D.I.A.  développe un nouveau projet sur le site féodal  de TRÈVES (près de Saumur) où elle propose des animations pédagogiques et théâtrales. (voir SITE MÉDIÉVAL DE TRÈVES et son spectacle AUX TEMPS DE FOULQUES)  

                                                                 Gilbert BOISBOUVIER

 

    

dessins de reconstitution du site féodal -Caroline Buffet -archéologue médiéviste-

UN CHÂTEAU A MOTTE : Qu’est-ce que c’est ?
Four banal au milieu de la Basse cour
Ce nom vient de la tour bâtie sur une butte en terre permettant de réaliser un édifice militaire pour la défense locale. Il comprend généralement deux parties : Haute Cour avec douves, motte et palissade et Basse Cour, comportant des bâtiments de vie (maison , chapelle, ferme, étable..)
Cette résidence seigneuriale fortifiée est l’ habitation d’un seigneur de fief principalement. Ce lieu joue deux fonctions essentielles : protéger le territoire du fief les habitants, mais également, il est le siège de l’autorité judiciaire du seigneur.


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