T R È V E S : CHÂTEAUX AU MOYEN-AGE

                                    Histoire d’un village médiéval du bord de Loire

Anciennement  « Clémentiniacus »  (nom donné par l’habitation d’un noble gallo romain du nom de Clémentin ou Clément , le village de Trêves est fondé au début du XIè siècle à l’ombre du premier château à motte construit peu avant 1026 par Foulques Nerra, Comte d’Anjou en vue de la prise de Saumur qui, à l’époque, était une possession du Comte de Blois. Le premier seigneur du Fief de Trêves s’appelle Herbert le Rasoir, qui  servait comme  vassal de Foulque Nerra dans sa guerre de Touraine contre Eude de Blois, son ennemi juré.

 

Structuration de la noblesse pendant la période féodale :                                   Le Roy, à l’époque Robert dit le Pieux (suzerain royal) puis les Princes, Ducs, Comtes (Foulque Nerra , Comte d’Anjou est le vassal du Roy) puis au niveau des provinces les seigneurs de Fief (petit domaine) (le Seigneur de Trêves est le vassal du Comte d’Anjou)

  De cette première époque, les vestiges d’une motte féodale très érodée existe encore et sont présents dans la partie sud du site. Elle est située près du chemin creux médiéval reliant le village au plateau sud de la vallée. Par ce chemin l’on accédait sur la hauteur à une grande voie de communication très ancienne allant d’Angers à Poitiers sur la crête du coteau

  Sceau comtal de Foulque Nerra (987-1040)

A la fin du XIè siècle, Foulque le Réchin, Comte d’Anjou fit raser ce premier château pour punir son vassal Hardouin de Trêves de l’avoir trahi.

attaque d’un château à motte   représentation d’une motte féodale (d’après la Broderie de Bayeux)        creusement des fossés et      construction des palissades  (plesses ou plessis)     tour de défense (haute cour)                                                                                     enceinte et habitations (basse-cour)  

                              

                                                                                                                                    

QU ‘EST-CE-QU’UN CHÂTEAU A MOTTE ?

  Ce nom  vient de la tour bâtie sur une butte en terre permettant de réaliser un édifice  militaire pour la défense  locale. Il comprend  généralement  deux parties : Haute Cour avec douves, motte et palissade et Basse  Cour, comportant des bâtiments de vie (maison , chapelle, ferme, étable..)Cette résidence seigneuriale fortifiée est l’ habitation principal d’un seigneur de  fief. Ce lieu  joue deux  fonctions essentielles : protéger le territoire du Fief et ses habitants, mais également, il est le siège de l’autorité judiciaire du seigneur.

 

Le même Foulque le Réchin, fit reconstruire un nouveau château (à motte) plus au nord (probablement à l’emplacement de l’actuel château du XVè).. Il donna alors son fief à un de ses chevaliers fidèles  nommé Geoffroy Fulcrade. Le fils de ce dernier fonda deux prieurés (St Macé au Sud, sur le plateau et Saint Aubin près du château seigneurial . A cette occasion,  l’église fut déplacée hors de la basse cour de la forteresse ,  à l’emplacement actuel, près de la Loire et à proximité du marché et du port. Ce déplacement est justifié semble t-il par les importants travaux militaires de transformation du château primitif.

  
                                                                          Plan de l’Eglise Saint Aubin

        

Plan d’une maison seigneuriale XIè siècle      D’après les fouilles de Mirville (Normandie) J.Lemaho

   tour et église Saint Aubin


                    

 

 

Cette forteresse subit de multiples transformations au cours du moyen âge, notamment elle présente l’évolution classique, probablement au cours du XIIè siècle, du château à motte en bois des premiers Comtes d’Anjou, au château-fort en pierre avec donjon, courtine et barbacane. C’est enfin, à Robert le Maçon, nouveau seigneur des lieux, sénéchal de France, qui en prit possession le 18 juillet 1417. avec l’aide toute puissant du dauphin de France qui allait être Charles VII , que l’on doit de donner à Trêves une splendeur inespérée. Il y existait  de toute ancienneté un péage fructueux sur la navigation  de la Loire, alors très active. Charles VII lui accorda des droits supplémentaires sur le trafic des vins et du sel (1433) et le droit de tenir des foires à Trêves (1424) A partir de 1435, Robert le Maçon entreprit la reconstruction du château, dont le donjon et d’importants vestiges se voient encore de nos jours

Pêcheries et gabare de Loire (bateau à fond plat)     Le donjon de Trêves (XVè siècle)  

                  

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VIE QUOTIDIENNE AU BOURG DE TRÈVES DANS LA SEIGNEURIE DE ROBERT LE MACON au XVè siècle (daprès Célestin Port)

 

Le bourg, construit à l’ombre protectrice du château était devenu un véritable centre d’activité. Ses foires, ses péages, son port, son moulin banal où le seigneur Le Maçon prélevait le vingtième du blé apporté. Des halles logeaient les marchands venus aux foires  et les bouchers détaillants.

En haut des halles se tenait l’auditoire, où le sénéchal rendait tous le quinze jours la justice pour les tenanciers des dix-sept paroisses.

Tout auprès, dans la vallée s’étendaient deux étangs… Quatre grandes vignes, entourés de murs, de larges fossés, de haies vires attendaient à la garenne seigneuriale semée de jeunes futaies.

Sur un des quatre îlots dépendant du domaine étaient plantés les piliers  de justice.

Le seigneur avait droit de prélever sur les pêcheurs le premier saumon pêché dans l’année. Il donnait cinq sous à qui le lui apportait le premier… Chaque filet devait aussi une nuit entière de travail au profit du château. .

L’importance du bourg et des seigneurs de Trêves attiraient des populations de tout genre et avec elles beaucoup de misérables. Il y existait des le XIVè siècle  une Maison-dieu et une aumônerie et quand Robert le Maçon mourut le 2 janvier 1443, Il venait d’y établir » une maladrerie pour ladre, pour qu’il y est souvenir pauvres gens malades d’icelle maladie »

 

 


VIE DES SEIGNEURS et CHEVALIERS DANS LE FIEF DE TRÈVES  d’après les         textes (chartes et chroniques)

Selon la légende exposée par le chroniqueur de St Florent Trêves devrait son  nom à une trêve conclue entre Foulque Nerra et Eude de Blois (cf Célestin   PORT. Trêves)

 

 Des relations tumultueuses et dangereuses entre Suzerains et vassaux : l’ « affaire du Seigneur Hardouin de Trêves, ou comment il ne fait pas bon se tromper de suzerain …

 

  En cette fin du XIè siècle, une pénible affaire met   l’Anjou à feu et à sang …

 

A sa mort de Geoffroy Martel, laisse le pouvoir comtal sans héritier direct. Ses deux neveux Geoffroy le Barbu et Foulque le Réchin se disputent le pouvoir du feu comte. D’abord reconnu Geoffroy le Barbu est fait prisonnier par son Frère Foulque qui mène une lutte soutenue contre les barons qui refusaient de reconnaître son autorité.

                                              «  Ainsi, Hardouin, seigneur de Trêves, après avoir soutenu Foulque le Réchin (l’usurpateur), se crut assez fort pour faire brusquement défection : mal lui en prit ; le comte vint mettre le siège devant son château, s’en empara, le détruisit de fond en comble et fit aveugler le rebelle (19 juin 1068) «  in le Comte d’Anjou au XIè siècle par Louis Halphen 1974)

 

 

Halphen se base principalement sur deux texte édictés au XIè siècle par les Comtes d’Anjou et qui sont les sources écrites de l’époque (généralement des actes de donation ou décision de justice ordonné par le Comte)

 

Pour exemples :

 

Acte 1067, 11 mars – 16 juillet

>Le chevalier Hardouin , seigneur du château de Trêves, avec Thilde sa  mère, a donné à l’Abbaye Saint Nicolas d’Angers sa part des bois du Fouilloux et de la Carterie. Hardouin de Maillé, de qui Hardouin de Trêves tenait ses biens en fief, à confirmé la donation : le comte Foulque (le Réchin) l’a autorisé (cartulaire de Saint Nicolas d’Angers)

 

5 participants dont 4 témoins pour l’autorisation comtale

 

 Acte  de donation en date après de 19 juin 1068 d’après le cartulaire de Saint Nicolas :

« Foulque (le Réchin), neveu de Geoffroy Martel, ayant détruit le château de Trêves, qu’il avait pris à Hardouin, fils de Geoffroy le Fort, fait, pour subvenir aux besoins de ce dernier, qu’il avait châtié de sa défection imprévue en le privant de tous ses patrimoines et en le faisant aveugler, divers dons au monastère de Saint Nicolas d’Angers, où il  (Hardouin) venait d’embrasser la vie monastique, et confirme aux moines dudit lieu la possession des terres de Cumeray et de Richebourg (près du Thoureil) qui faisaient parti du fief de Trêves, ainsi que les pêcheries sur la Loire et dans la Vallée que le comte lui avait cédées pour un temps .Il a fait cette donation « pour affermir l’état de sa principauté et afin que les moines…, par goût pour ce bénéfice, eussent plus de bienveillance à l’égard de cet homme incapable de participer aux offices coutumiers »

témoins de l’acte : 9 participants dont 8 témoins (pour le cérémonial de donation accompli par le Comte en personne) qui ont vu et approuvé.

 

in Le Comte d’Anjou et son entourage au XIè siècle O.Guillot Tome II Catalogues d’Actes et Index P169 et 188.


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                                                CHRONIQUES DE ST MACÉ

       (récit d’un chroniqueur anonyme)

Sur le chemin qui conduit de Trêves à l’Abbaye de St Maur, Jérôme marchait à pas lents, traînant derrière lui deux pourceaux.

Il les avait engraissés à grand peine de petit lait et de bouillie de racines, et s’en était allé le matin même à la première heure pour les vendre à la foire de Trêves.

Comme il quittait sa chaumine, sa femme Guillemette  lui avait formellement interdit de s’en défaire pour moins de trois sous l’un.

Comme par un fait exprès les pourceaux avaient abondé sur le marché et personne n’avaient voulu les acheter plus de cinq sous la paire et encore eut-il fallu payer à boire !!!

Aussi Jérôme s’en revenait, remorquant avec mélancolie ses bêtes en songeant, non sans amertume aux arguments frappants  dont son épouse allait user pour le convaincre qu’il n’avait pas su s’y prendre.

Sur la même route, en sens contraire, cheminaient non moins tristement frère Orgon et frère Paphmuce, moines de Saint Macé. La détresse régnait au couvent. Les pauvres religieux en étaient réduits à vivre des aumônes que les passants qui frappaient à leur porte  pour demander asile voulaient bien laisser.

Ainsi, le père abbé décida d’envoyer à l’aventure deux de ses fils pour qu’ils s’efforçassent de rapporter quelques dons permettant d’attendre le retour de la guerre du bon seigneur de Trêves, qui ne manquerait pas de fêter sa joyeuse entrée en son château par des largesses au  monastère voisin.

L’hiver ayant été  rude et la récolte mauvaise, la misère régnait dans les campagnes et les deux moines s’en revenaient après huit jours de randonnées, besaces vides et têtes basses.

Ils continuèrent leur chemin en récitant des patenôtres. Arrivés sur les hauteurs de Gennes, à un endroit où la route reste droite un moment, le découragement les prit et ils se laissèrent choir sur le talus.

Comme ils étaient là depuis un moment, Jérôme leur apparut au loin, courbant de plus en plus l’échine et traînant la jambe à mesure qu’il se rapprochait de sa masure, se préparant d’avance à la volée qui allait s’abattre sur ses épaules.

« Par la mère de Dieu, que voilà donc la-bas quelque chose qui ferait bien sur notre table !!! s’écrie, avec un soupir d’envie, frère Paphnuce en apercevant les deux acolytes du marra ut.

« Qu’est-ce donc ? dit Orgon, qui avait la vue basse.

Deux pourceaux que conduit un homme. Repoussons les tentations, mon frère répondit Orgon et pour chasser le Malin, récitons un psaume.

Mon frère, il me vient une idée dit Orgon après le troisième verset.

Ceci dit-il, il se dépouilla de son froc, s’en fit une sorte de bonnet pour cacher sa tonsure et partit en chantonnant.

Ainsi affublé, il dit à frère Paphnuce : « laissez-moi partir devant et ne vous mettez en route que lorsque vous m’aurez vu engager la conversation avec ce manant. Et souvenez-vous d’avoir le maintien grave et recueilli, comme il convient aux serviteurs de Dieu.

A quelques pas de Jérôme, frère Orgon s’arrête sur place et se prit à l’examiner curieusement, puis soudain l’interrogeant :

« Ah ! ça mon ami, est-tu fol de traîner ainsi deux lapins.

Deux lapins ? Jérôme s’arrête net contemplant l’étrange personnage et son visage exprima s’il se peut, un ahurissement encore plus grand.

Deux lapins ? reprit-il  - Hé oui, deux lapins n’y vois-tu donc pas clair ?

Un instant Jérôme croit avoir affaire à un fou, mais l’air de profonde commisération d’Orgon le troublait.

Enfin Jérôme parla : Ce sont pourtant là deux gros verrats bien gros, même que je les ramène de la foire où j’ai voulu les vendre, ajoute-t-il avec tristesse.

Et tu t’en étonnes ! A qui aurais-tu voulu vendre des lapins pour des porcs ! a moins qu’un mauvais plaisant n’ai fait la substitution pendant que tu avais le dos tourné.

Jérôme ne savait plus s’il devait rire ou se fâcher.

Après tout mon brave, dit le moine, ce n’est pas mon affaire, tu es bien libre de promener ainsi ces conils et il éclata de rire.

Jérôme commença à douter et se demanda s’il n’avait pas des hallucinations mais un grognement de pourceau lui  remit  les idées en place.

Veux-tu rattraper ce que tu as perdu au marché proposa le moine roublard ?

Je te parie 1O sous d’or que tes bêtes ne sont que des lapins et il agita dans sa main quelques médailles de cuivre que le naïf Jérôme prit pour  monnaie courante.

Tope là dit-il : Si ce sont comme je le crois deux pourceaux, vous me donnerez vos sous d’or. Si ce sont deux lapins comme vous le prétendez, je vous les abandonne.

Jérôme en lui-même se réjouissait déjà d’un retour triomphant auprès de Guillemette.

Mais qui va nous départager ?

Sur ces mots approchait frère Paphnuce marmottant des prières tête baissée, humblement.

Voilà un vénérable ermite dit Orgon à Jérôme, demandons-lui de juger notre différend.

Mon père !, mon père !

Paphnuce absorbé par ses prières, fit mine de ne pas entendre, puis semblant sortir d’un autre monde, il se fit expliquer ce qu’on voulait de lui et jetant un regard sur les deux pourceaux : Tout de même, mon pauvre homme dit-il au vilain, tu n’as pas eu l’imprudence de jouer de l’argent ?

Mon saint homme, c’est lui qui en a parlé répondit Jérôme pensant avoir déjà gagné.

Tan mieux pour toi, tu n’auras qu’à lui laisser ces deux méchants lapins. Ton pari ne t’aura pas coûté cher.

Mais bon ermite, ce sont des pourceaux !

Des pourceaux ? Tu as bu plus que de raison, mon ami ! se contente de répondre Paphnuce. Et , sur « un Dieu vous garde mes fils » il reprit sa route en marmonnant.

Jérôme atterré, restait planté  au milieu de la route et Orgon narquois lui enleva des mains la corde et sur ce il se mit en marche entraînant les verrats.

On devine l’accueil que fit Guillemette à son mari.

Jérôme eut beau raconté son aventure, elle n’y voulut pas croire et les coups de pleuvoir.

Jérôme raconta son histoire à ses voisins qui reconnurent dans les deux chenapans, les deux frères quêteurs qui le matin même avaient traversé le village.

Mais, s’attaquer à des gens d’église était chose délicate. Ils ne savaient que trop, par cruelle expérience que la justice n’hésite guère entre serfs et gens d’église et il fut décidé d’un commun accord qu’on ferait silence sur l’incident.

L’hiver s’acheva, la campagne refleurit. Quand vint la Saint Jean, le monastère dépêcha vers ses tenanciers le père Procureur accompagné de frère Pachnuce pour toucher dîmes et fermages.

Le village d’orval, où habitait Jérôme étant  le plus important de la région avait le privilège de posséder  la grange dîmière et la balance abbatiale. Le père Procureur y arriva le matin même de la Saint Jean.

Sur la place les serfs attendaient : « Braves gens dit le père Procureur, je ne vois point là les redevances, ni les chariots dans lesquels vous devez  les conduire ce soir au couvant.

C’ »est que vous avez la vue basse, mon père dit  gros Pierre, le plus rusé de la bande car voici la file des attelages. Et, il montra, dans un coin de la place un chariot d’enfant.

Le père Procureur était un brave homme. Il savait ses serfs  malicieux et, croyant à quelque plaisanterie, il n’insista  pas. Puis, il ouvrit la grange dîmière fit accrocher la balance, s’assit et feuilleta son livre de comptes.

« Commençons dit-il. Toi, gros Pierre, tu nous dois deux sacs de blé « 

Les voilà ! dit l’interpellé qui, puisant dans sa poche, jeta quelques grains dans le plateau.

L’économe, sans sourciller continuait de lire :

« Jérôme, tu nous dois cinq oies grosses, Boniface, trois porcs de lait « 

Il s’arrêta et leva les yeux. Il vit les grains dans le plateau et, à terre  une brochette de cinq  moineaux et trois lapins attachés par les pattes.

Le frère économe était patient mais sa patience avait des limites et sa fureur éclata.

Gros Pierre interpellait frère Paphnuce qui cherchait à fuir à la faveur du débat.

« N’est ce point vous, mon frère, qui naguère jugeâtes pourceaux être  conils      ? Conils à ce compte sans pourceaux ; oisillons, oies ; et grains épars, sacs pesants.

Le père Procureur ne comprenait rien à ce discours et continuait de tempêter, menaçant de revenir avec les soldats du Seigneur de Trêves.

Les serfs commençaient à s’inquiéter et pensaient en eux-mêmes que l’aventure allait sans doute mal finir.

Mais, le frère Paphnuce avait un air sir embarrassé que le père Procureur lui demanda des explications.

C’est ici que s’arrête le manuscrit d’où est tiré cette fable. Comment s’est terminé cette histoire nul ne le sait. Qu’il me soit permis d’hasarder une hypothèse :

Le litige dut aller jusqu’au Tribunal du Seigneur de Trêves et, c’est de la sentence rendue que doit dater ce curieux usage, relaté dans une charte des archives départementales de Maine et Loire, selon laquelle, le jour de la St Jean, le Seigneur de Trêve, fait remettre à l’abbé de St Macé par un de ces hommes d’armes ,un lapin sur un plat d’argent, pour le faire sans doute souvenir de ne point trop exploiter ses serfs.

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